Urgences vitales 144

Karl Halter

GENS HOPITAL HRC003 Karl Halter pose devant l'entrée principale du futur hôpital, son double-mètre à la main. (Christian Hofmann, avril 2017)

Karl Halter joue tout le temps avec ses mains. Dans la salle de conférence du chantier où se construit le futur hôpital de soins aigus à Rennaz, le directeur de projet file sans cesse un élastique autour de ses doigts. Lors de la séance photo, à l’endroit où prend forme l’entrée du bâtiment, il malaxe à l’infini un double mètre. Cet intense manège aux extrémités contraste avec le reste du corps : calme, posé, enraciné. Comme si les mains trahissaient une activité débordante qui se déploie à l’abri d’un gabarit franc et solide.

"Je suis le bras exécutif de l'HRC sur le chantier de Rennaz"

A son poste, Karl Halter règle mille choses qui s’entremêlent parfois et, en même temps, l’homme de 47 ans assure une présence ferme et stable sur le site de Rennaz, dans les bureaux de Noville, face aux responsables de l’Hôpital Riviera-Chablais comme dans les relations avec les mandataires et les entreprises. « Je suis le bras droit de la Commission de construction. J’assure le lien entre le maître d’ouvrage, l’HRC, avec tous ceux qui participent au chantier ». Il faut de l’ordre, de la méthode au service de la vision d’ensemble.

Le travail l’absorbe complètement : Karl Halter assume la gestion du projet, du budget, des délais. La responsabilité est grande, tout comme la pression. Mais il sait s’accorder le repos nécessaire. Il arpente les montagnes en famille (il est marié avec deux enfants), il plane en parapente (il possède une licence). Karl Halter n’est pas un surhomme. Il loue le travail d’équipe. Il rappelle les rôles clé de Stéphan (Berbiers) et Bernard (Solioz), ses deux chefs de projet. Chacun apporte sa contribution. « Je m’occupe de l’organisation générale et des aspects architecturaux. Stéphan couvre la technique. Bernard maîtrise le gros œuvre. »

Karl Halter a été engagé en 2011. Il a été le deuxième employé sous contrat avec l’HRC. Après un diplôme d’architecte à l’EPFL et après quelques années passées à diriger des « gros projets » chez Philip Morris, en Suisse comme à l’étranger traversant les continents et les hémisphères, il répond à l’offre d’emploi pour le futur bâtiment de soins aigus à Rennaz. Une fois en place, il déménage à Ollon, à deux pas du chantier. Pas si loin de Chexbres, où il a grandi, fils de mère autrichienne et de père thurgovien.

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