Urgences vitales 144
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Pas de regroupement des services en 2018

12 décembre 2017

L'Hôpital renonce au regroupement des services de gynécologie-obstétrique et de pédiatrie prévu au premier semestre 2018. Il a obtenu l'assurance que les cantons le soutiendraient financièrement.

Rappel des faits

Confronté à une situation financière difficile et à la suite d’une fuite d’information, l’Hôpital Riviera-Chablais, Vaud-Valais (HRC) avait confirmé le 7 octobre dernier qu’il avait engagé une étude relative à la concentration des activités de gynécologie-obstétrique et de pédiatrie sur un seul site d’ici au 1er mars 2018.

Leur regroupement devait permettre de réaliser des économies financières substantielles estimées à plus de deux millions de francs. Le projet ne prévoyait aucun licenciement. L’étude a été menée à son terme et a confirmé le potentiel d’économies d’une telle opération.

Position des Départements

L’annonce de la perspective de ce regroupement a suscité de nombreuses réactions politiques et de la population des régions de la Riviera et du Chablais. 

Côté vaudois, outre les interpellations déposées au Grand Conseil, le Conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard a fait part de sa préoccupation au motif que si le site d’Aigle était retenu, la maternité du CHUV, déjà très sollicitée, ne serait pas en mesure d’accueillir les patientes de la Riviera qui choisiraient d’y accoucher.

Côté valaisan, la Conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten a mis en évidence les interpellations politiques que l’annonce du regroupement a suscitées et l’impact que le choix de Vevey aurait pour la population du Chablais valaisan, qui a déjà vu fermer sa maternité lors de la fusion des hôpitaux d’Aigle et de Monthey en 1999.

Décision

En accord avec les conseillers d’Etat en charge de la santé des deux cantons, l'Hôpital a décidé de renoncer à cette opération, après obtenu l’assurance que les deux cantons le soutiendraient financièrement.

Concrètement, les cantons se sont engagés à compenser le surcroît de charges lié au maintien sur deux sites de ces activités jusqu'à l’ouverture du nouvel hôpital de Rennaz. Le montant devra encore être négocié.

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